L'Empire face aux Renards, 

342 pages. Par Raphaël Loffreda. Publié aux éditions du Septentrion 2021. Disponible en format papier au coût de 29,99 $ et en format numérique au coût de 14,99 $.

Toujours les conquêtes auront traîné dans leur sillage l'incertitude des alliances. La France ayant comme ambitions d'étendre son empire à l'Amérique n'y échappe pas. La politique autochtone qu'elle mène visant un équilibre géopolitique avantageux dans ce territoire immense qu'est la Nouvelle-France semble encore incertaine. Certes, la Grande Paix de Montréal de 1701 a réuni plusieurs nations amérindiennes, mais d'autres refusent de se plier aux exigences de ce traité. Parmi eux, les Mesquakies, les Renards comme les surnomment les Français. Cet ouvrage puise aux sources de l'historiographie récente et lève le voile sur la longue série d'affrontements et de violences extrêmes soutenus par la mère patrie et permet au lecteur de mieux comprendre ces événements souvent ordonnés depuis Versailles dans la volonté d'établir un État monarchique français sur ce territoire conquis. À lire avec intérêt.

  De racines et de mots,

244 pages. Ouvrage collectif sous la direction d'Émilie Guilbeault-Cayer et de Richard Migneault. Publié aux éditions du Septentrion 2021. Disponible en format papier au coût de 24,95 $ et en format numérique au coût de 11,99 $.

Un ouvrage qui étonne par son audace : un recueil de textes qui fait revivre à travers des textes de différents auteurs les saveurs des langues qui font partie de notre patrimoine et que trop souvent nous ignorons ou négligeons. Les langues évoluent, sont vivantes, puis s'estompent sous le poids du changement social et meurent tout doucement. Elles ont une histoire, des particularités, des saveurs qui nous ressemblent. Au rythme des mots, ce livre invite au voyage, dévoilant au passage les secrets des langues qui sillonnent notre histoire, qui font preuve de résilience et qui nous interpellent. À lire lentement et avec plaisir.

 

 Une histoire du ministère de la Culture (1961-2021),

316 pages. Par Claude Trudel. Publié aux éditions Boréal 2021. Disponible en format papier au coût de 32,95 $.

 

Cet ouvrage trace le portrait du visage culturel du Québec à travers les hommes et les femmes qui ont façonné, à leur manière, ce ministère des Affaires culturelles jusqu'à celui que nous connaissons aujourd'hui sous le vocable de ministère de la Culture et des Communications du Québec. Au fil des pages, c'est à la métamorphose du paysage culturel du Québec que nous assistons. Tous les personnages y sont présentés avec leur vision, leurs actions, leurs réussites et leurs échecs. Un livre à lire pour mieux comprendre l'évolution de la culture québécoise.

 

  L'Histoire nationale du Québec,

384 pages. Sous la direction de Félix Bouvier et Charles-Philippe Courtois. Publié aux éditions du Septentrion 2021. Disponible en format papier au coût de 39,95 $ et en format numérique au coût de 19,99 $.

Comment enseigne-t-on !'Histoire du Québec dans nos écoles? Quelles idéologies privilégions-nous? Del832 à nos jours, le discours historique que l'on enseigne à nos enfants a grandement changé! Il existe des écoles de pensée qui s'affrontent entre Québec et Montréal, privilégiant parfois le regard britannique sur notre histoire nationale, parfois celui du nationalisme québécois. Cet ouvrage soulève la dualité idéologique qui influence la création des programmes et des manuels d'histoire, présentant, selon les époques, une vision de notre histoire fort différente. À lire avec intérêt par ceux qui se préoccupent, si cela est possible, de l'objectivité de l'enseignement de l'histoire au Québec.

  Le Labrador. Notes et récits de voyage par l'abbé J.-B.-A. Ferland,

328 pages. Par Jean-Baptiste­ Antoine Ferland, Pierre Rouxel et Groupe de recherche sur l'écriture nord-côtière (GRÉNOC). Publié aux éditions du Septentrion 2021. Disponible en format papier au coût de 24,95 $.

C'est en 1858 que l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland sillonne pour la première fois les côtes de la Basse-Côte-Nord, nommées autrefois « le Labrador». Les paysages et les habitants entre Mingan et Blanc-Sablon l'ont marqué au point de lui inspirer, cinq ans plus tard, la publication de son récit de voyage Le Labrador. C'est avec finesse et humour qu'il raconte sa mission dans cette région éloignée et encore mal connue. Les mots de Ferland sont l'occasion de découvrir le fleuve et son littoral ainsi que de visiter le territoire et les populations acadiennes, irlandaises et autochtones qui l'habitent. Plongez dans le premier grand récit nord-côtier : une œuvre majeure, complète, autonome et, surtout, reconnue par l'institution littéraire pour ses qualités géographiques, ethnographiques et narratives.

 

  Un seul Québec. Dialogue avec les Premières Nations (1978-1995),

192 pages. Par David Cliche. Publié aux éditions Boréal 2021. Disponible en format papier au coût de 22,95 $.

David Cliche est un homme de mémoire, il se souvient. En 1994, à la demande de Jacques Parizeau, il invitera les nations amérindiennes à une grande négociation, d'égal à égal, avec la perspective d'une Québec souverain. Nous sommes un an avant la tenue du référendum. L'homme connait bien le nord du Québec, tout comme il connait bien le gouvernement fédéral, son expertise est précieuse aux deux paliers de gouvernement. Cliche sera au cœur de tous les grands débats impliquant les nations autochtones : il est respecté, il a du cran. Robert Cliche est une figure marquante du Québec qui aura permis d'enterrer la hache de guerre entre les Premières Nations autochtones et le gouvernement du Québec. Cet ouvrage nous livre le regard de Robert Cliche sur ce qui a été fait, mais surtout, sur ce qui reste à faire pour établir un véritable dialogue égalitaire avec les peuples autochtones dans le respect mutuel. À lire.

 

 Entre solitudes et réjouissances. Les francophones et les fêtes nationales (1834-1982),

330 pages. Sous la direction de Joel Belliveau et Marcel Martel. Publié aux éditions Boréal 2021. Disponible en format papier au coût de 330 pages

Pourquoi célèbre-t-on autant les fêtes nationales au Canada francophone? Est-ce, à la base, un mouvement citoyen ou un mouvement politique? Et depuis quand sent-on le besoin de célébrer notre état de francophones? De la procession aux fêtes célébrées en grande pompe sur les collines parlementaires ou dans les parcs, qu'en est-il vraiment de la raison de ces festivités? Certes, on a fêté l'Empire britannique, puis au Québec, besoin de se démarquer en fêtant Dollard Desormeaux. On affiche sa foi et sa langue avec la Saint-Jean-Baptiste, sa différence aussi. Le 1er juillet, le Canada se célèbre et le 15 août, ce sont les Acadiens qui se fêtent à leur tour. Le Canada est un territoire pluriel et les francophones ont-ils ressenti le besoin, aux quatre coins du pays, de marquer leur appartenance et leur identité en inscrivant ces différences dans des fêtes nationales qui, d'année en année souligneraient et ancreraient dans l'imaginaire collectif, au-delà des ancrages politiques, leur vraie nature? Peu d'études ont été entreprises sur les origines des fêtes nationales, leur bien-fondé, leur importance. Cet ouvrage collectif tente de répondre à la question complexe du rituel identitaire dans un Canada pluriel. À lire pour mieux comprendre!